structure

20226267 Sentimental Fabric. Quarks. Lumière.

Bois peint (peinture à l’indigo et farine), fils de laiton et métal argenté, sphère en acier polie, tourillon en bois.

J’envisage l’univers structuré et soutenu par des tissages, des trames de lumière, invisible à nos yeux pour le moment. La façon dont les scientifiques étudient les particules dans un « vide » m’intrigue. Je le transpose aux sentiments : l’étude des sentiments dans un espace défini, l’étude de l’action des sentiments sur la matière. En entrant dans certains lieux on peut parfois sentir une atmosphère particulière comme imprégnée dans les murs. J’observe dans l’espace de pensée infini une projection des ressentis de mon corps, des ondes, des structures…

Concentrée sur mes mains au travail, sur l’idée, sur l’espace d’étude, la vision apparaît vibrante, à l’intérieur du geste même, quarks, tourbillons… le mouvement attrapé dans la toile métallique.

La composition est un voyage suspendu au cœur du temps. L’espace d’expérimentation est peint à l’indigo, d’une peinture naturel à base de farine (peinture traditionnel suédoise). Les traits de pinceaux sont visibles, des « spins » accrochant la lumière sur la matière sombre. À la surface, une sphère en acier partiellement polie confirme la gravité. Le cosmos est intérieur. Une partition où se superposent les états.

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2021-5-13 GEMINI PRINCIPLE – Cellule Stellaire.

Peinture Modulaire.

Dyptique : 2 formats de 80×80 cm (2 x 25 modules de 16×16 cm).

Encaustique à froid sur papier cartonné recyclé 425 g.

Vue en détails de quelques modules :

La “Peinture Modulaire” est un concept que je suis en train de développer. Selon ce concept, l’oeuvre est une peinture composée d’une série de formats de taille égale ou “module” qu’il est possible d’agencer de différentes manières; créant une peinture aux formes multiples. À partir de ces variations visuelles je développe des animations, sorte de théorèmes en mouvement. La peinture devient ondulation, vibration, clignotement.

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Les écrits d’Eternae Pictoris – introduction

Mes textes, présentées ici, ne sont pas des explications du travail plastique. Ils sont des particules à part entière d’Eternae Pictoris. Leurs mots et phrases se composent dans un mouvement proche de la pensée, en rebonds. Tantôt réflexions métaphysiques aux accents de méditations, tantôt postulats et protocoles révélants les articulations des travaux entre eux. Ils pourront également s’exprimer sur le comportement de la conscience lors des phases de travail. Leurs formes, longueurs, ponctuations sont amenés à changer, bouger et même partiellement disparaître. J’aime revenir aux définitions des mots et interroger leur étymologie, alors il y a aura peut-être ici un lexique. Le principe d’organisme évolutif d’Eternae Pictoris sera défini un peu plus chaque jour, à chaque travail pictural ou écrit. L’idée est de comprendre et mettre en pratique des lois universelles du monde à travers tout ces particules. Eternae Pictoris est un espace-temps que je crée par mes pensées, et qui est matérialisé par mes actions. Il relie, dans son arborescence physique et dans son essence, art, spiritualité et science.

Les catégories permettants la navigation sur le site (Expansion, Concentration, miroir,…) sont communes aux écrits et au travail pictural. Elles matérialisent les passerelles sémantiques entre les différents éléments.

Prendre en compte que les espaces entre les phrases, entre les mots, entre les lettres sont des endroits de réflexion. La pensée du lecteur peut construire à partir de ces espaces, ces reflets silencieux du sens. La pensée peut donc créé là et à tout moment la forme de réflexion qui lui est nécessaire. À cet instant on peut commencer à percevoir que rien n’est fini, que chaque particule physique ou symbolique s’étend aussi loin que la conscience peut se projeter, vers l’infini.

En cas de “mis à jour” les articles seront postés avec une nouvelle date et montrerons un historique des modifications. Souvent, on sait comment les choses doivent être faites sans connaître forcément le pourquoi. Faisons-nous confiance. Dans cette même idée, vous verrez régulièrement en fin d’article un remerciement. Sur ce, merci pour votre attention.

Tous les éléments présents sur ce site sont des éléments dont les droits me sont réservés, en cas d’interrogation ou de volonté d’échange, n’hésitez pas à utiliser le formulaire de contact.

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Autoriser la vision.

La vision du monde intérieur est grandiose quand on sait par quelle porte entrer. Se déploie devant nous des formes, des mouvements et couleurs dans un nombre infini. L’évolution de l’esprit et la conscience, change ce paysage de jour en jour. La géométrie, avant de passer à travers les mains, puis sur la surface à peindre est expérimentée à l’intérieur du corps-même. L’attrait de la forme, des volumes, de la perfection de toutes les figures géométriques n’est pas toujours suffisant pour pouvoir produire l’image dans la réalité. L’expérience de peindre la forme vient de chaque cellule, la forme doit être comprise dans son existence, dans sa création même et intégrée pour révéler toute sa puissance. Bien sûr je pourrais reproduire, décalquer, imprimer, copier/coller un dodécaèdre ou un triangle mais ne manquerait-il pas une partie de son sens. La conscience œuvre à la reliance et la compréhension des éléments du monde à travers l’art. Le visionnaire, la visionnaire ouvre avec force son chemin personnel à la vue de l’autre dans cette absolue nécessité de vivre l’intensité de pouvoir enfin dire « je sais, je suis, voilà l’étendu du visible, de l’invisible, de l’expérimentable». Chaque humain à cette immense tâche, celle de trouver comment être, lui-même. Le visionnaire passe par un processus complexe d’ouverture à l’autre, il est nu devant tous, devant ceux qui marchent encore masqués. Autoriser la vision, autoriser l’expansion, s’autoriser à enfin avouer que tout est possible. Transmettre sa propre lecture cellulaire, la lecture sans concession, des sentiments, des émotions, du corps, des comportements psychiques et énergétiques. Accepter que chaque élément vient nourrir ou bouleverser ce qui crée la vision : l’ensemble des structures de l’homme, l’âme, la conscience, l’esprit et le corps. Transmettre l’essence de ses pupilles. Sans chercher le sens de la vision on reçoit l’information qui y est lié, une autre forme géométrique, peut-être un peu grise, dorée ou bleu.

Aujourd’hui, dans la nuit du 12 au 13 juin 2021, les sphères et les cubes sont mes principales formes. Je sens bien d’autres volumes à base triangulaire arriver dans mes images peintes. Elles deviendront de plus en plus solides jusqu’à être visibles. De la même manière que la lumière condensée forme la matière. Je ne peux pas reproduire, je ne sais pas le faire, peindre est bien incarner la forme. Sans cette incarnation, cet engagement complet, la vision n’a pas lieu, la peinture est à demi. Il n’y a, pour moi, aucune autre tâche que de comprendre et intégrer les formes primaires, impalpables et presque visibles de la vie. Cette activité n’est pas petite ; elle se développe sous de nombreux aspects, car certaines forme-informations sont des émotions, des souvenirs, des sentiments, des refoulements ou des particules, des plantes, des roches, des montagnes.

Comment alors s’autoriser la vision ? L’expansion de la conscience et la simple volonté de le faire semble être la réponse. La vision se matérialisera lorsque la conscience aura pleinement accepter la grandeur de la situation. On parle ici de découvrir par des mouvements de pensées et concentrations les lois fondamentales de l’univers et donc de la vie. On comprend bien que la conscience doit se préparer à être immense pour intégrer toutes ces informations, ou plutôt accepter d’être immense. Il suffit que je ferme les yeux pour sentir avec vous toutes ces formes, bouger à l’intérieur d’un moi infini.

Peut-on parler d’une vision local? L’idée d’un monde infini peut parfois bloquer, étrangement. Le déploiement des visions plus “locales” sont intéressantes à observer. Regarder la conscience ou la pensée s’orienter vers un domaine. Depuis un point se déplie en une image ou une succession de plans fixes, le corps répond ou construit en envoyant des sensations. Le point de focalisation peut être dans le corps. Le cerveau par exemple. Je m’y oriente par la volonté de ma pensée et son image apparaît, tout simplement, à nouveau accompagnée de sensation. La conscience se déplace dans les différentes zones de l’organe, la perception de l’espace s’en trouve changée

Il apparaît alors que nous pouvons retracer l’origine de vision “spontanée” et en continuer le déploiement. Grâce à ces visions du comportement de notre pensée au quotidien, un contrôle se rend possible dans le développement, à partir du moment ou la forme ou l’événement créé répond à des lois bienveillantes. Par opposition on peut sentir ici que les pensées orientées sur des thématiques de destruction ont un aspect rugueux, brisé, comme une machine dont les engrenages seraient mal montés. La machine boite. Lorsqu’on amène à nouveau la conscience sur une pensée lumineuse comme par exemple un endroit naturel, un plateau recouvert d’une vaste prairie d’herbes hautes en fin de printemps, la brise fait briller l’étendue vert argentée au soleil. À partir de la création de cette image dans l’esprit, et par la volonté d’y introduire l’idée de développement on peut voir apparaitre des formes mouvantes, paisibles et une sensation de calme. Dans cet état de conscience stable, on s’aperçoit que la vision est un organisme vivant. Elle respire. Elle est notre reflet, notre monde, notre intérieur, notre extérieur. La vision, l’image projetée, découvre la structure de construction de ce monde en système optique à base lumineuse. Les images projetées dans notre conscience font structures pour la création de notre quotidien individuel et collectif.

Qu’en est est-il du titre de ces réflexions? Il y avait dans l’impulsion de départ un besoin d’accueillir et d’accepter notre grandeur, individuelle et collective. S’autoriser à voir au-delà du visible. S’autoriser la vision est accepter pleinement nos particularités pour ne pas dire nos différences, nous avons tous des millions de nuances. La majorité des définitions issues de dictionnaire porte en elles une forme d’étroitesse, de jugement. On comprend alors l’inconfort de celui ou celle qui voit au-delà du palpable. On comprend ici comment la conscience collective a pu mettre en marge des esprits brillants tel que Nikola Tesla ou Hilma Af Klint. Chaque être humain agit et travaille à partir de visions, dont la préhension est plus ou moins étendue. Chacun acte à partir de ces images intérieures qui nous guident. La mise en lumière de cet état de fait, l’acceptation par la conscience personnelle puis collective d’un système optique comme base de construction du monde promet de magnifiques journées pour les êtres humains. Chaque jour l’univers grandit et ainsi notre vision avec lui. Prenons juste un instant pour penser.

Merci pour votre présence.

  • Premier ajout le 22 juin 2021.

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