ÉCRITS

Axes de Focalisation 202210

202210

Au cours de mes premières phases de travail (nommées sur le site Phase 0 et 1), j’envisageais la création de différents axes qui me permettrait de structurer mes recherches et de communiquer au mieux ma vision d’une réalité mutlidimensionnelle.

Aujourd’hui 5 axes se dessinent, se superposent et s’interpénètrent.
Le passage entre la phase 1 et la phase actuelle de travail s’est fait lors d’un choix: celui d’établir le carré en tant que module de base reliant les différentes techniques et idées. Ce choix suit une lecture d’un monde dont chaque particule ou objet existant, quelques soit sa taille ou complexité répond à des “règles” de développement communes.

Je voix ces axes de focalisation comme des “loupes” de différents grossissements permettant d’observant, la matière, ses qualités lumineuses, ondulatoires, sentimentales et émotionnels.
Dans l’étude de notre conscience et du monde extérieur à travers elle, la perception, la sensation et le corps prennent une grande place. Au-delà de la vision qu’elle soit physique ou spirituel, les sensations du corps nous apportent une grande quantité d’informations sur nos sujets d’études, nos intentions et nos mouvements d’une manière générale.

En toile de fond, il y a toujours les liens entre microcosme et macrocosme, entre l’élément et l’ensemble d’où naissent des principes d’unité et d’universalité.

Les grandes lignes de ses axes en cours de développement:

SENTIMENTAL FABRIC
Étude des sentiments et émotions, de leur influence sur la matière.

SURFACE DE RÉFLEXION
Objets et surfaces miroitantes permettant la réflexion de l’observateur.
Questionnement sur un monde extérieur miroir de nous-mêmes. Plongée à travers la conscience à travers nos propres reflets.

PEINTURE MODULAIRE
Travail de peinture sur modules carrés dont l’installation peut offrir de nombreuses variantes, de nombreuses formes pour un même objet.
La peinture physique s’accompagne de “théorèmes” vidéo, animations exprimant l’aspect mobile de la matière, du sujet peint, l’idée d’un mouvement intrinsèque perpétuel.

PHYSICAL & ORGANIC STUDY.
Étude de la matière à différents niveaux: atomique, moléculaire, organique.

HEIR-LOOM
Travail sur textile. Étude de la transmission, de l’héritage à la fois organique, social, émotionnel. Étude de l’impact des informations hérités (bagage transgénérationnel et sociétal) sur le corps physiques et les schémas comportementaux humains.
J’utilise mes liens familiaux avec le travail textile comme support pour ces recherches qui se veulent à la fois personnels et universels.

MICRO-MACRO
Mise en avant des les liens entre l’humain et l’espace cosmique, entre le petit et le grand.

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Les écrits d’Eternae Pictoris – introduction

Mes textes, présentées ici, ne sont pas des explications du travail plastique. Ils sont des particules à part entière d’Eternae Pictoris. Leurs mots et phrases se composent dans un mouvement proche de la pensée, en rebonds. Tantôt réflexions métaphysiques aux accents de méditations, tantôt postulats et protocoles révélants les articulations des travaux entre eux. Ils pourront également s’exprimer sur le comportement de la conscience lors des phases de travail. Leurs formes, longueurs, ponctuations sont amenés à changer, bouger et même partiellement disparaître. J’aime revenir aux définitions des mots et interroger leur étymologie, alors il y a aura peut-être ici un lexique. Le principe d’organisme évolutif d’Eternae Pictoris sera défini un peu plus chaque jour, à chaque travail pictural ou écrit. L’idée est de comprendre et mettre en pratique des lois universelles du monde à travers tout ces particules. Eternae Pictoris est un espace-temps que je crée par mes pensées, et qui est matérialisé par mes actions. Il relie, dans son arborescence physique et dans son essence, art, spiritualité et science.

Les catégories permettants la navigation sur le site (Expansion, Concentration, miroir,…) sont communes aux écrits et au travail pictural. Elles matérialisent les passerelles sémantiques entre les différents éléments.

Prendre en compte que les espaces entre les phrases, entre les mots, entre les lettres sont des endroits de réflexion. La pensée du lecteur peut construire à partir de ces espaces, ces reflets silencieux du sens. La pensée peut donc créé là et à tout moment la forme de réflexion qui lui est nécessaire. À cet instant on peut commencer à percevoir que rien n’est fini, que chaque particule physique ou symbolique s’étend aussi loin que la conscience peut se projeter, vers l’infini.

En cas de “mis à jour” les articles seront postés avec une nouvelle date et montrerons un historique des modifications. Souvent, on sait comment les choses doivent être faites sans connaître forcément le pourquoi. Faisons-nous confiance. Dans cette même idée, vous verrez régulièrement en fin d’article un remerciement. Sur ce, merci pour votre attention.

Tous les éléments présents sur ce site sont des éléments dont les droits me sont réservés, en cas d’interrogation ou de volonté d’échange, n’hésitez pas à utiliser le formulaire de contact.

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Autoriser la vision.

La vision du monde intérieur est grandiose quand on sait par quelle porte entrer. Se déploie devant nous des formes, des mouvements et couleurs dans un nombre infini. L’évolution de l’esprit et la conscience, change ce paysage de jour en jour. La géométrie, avant de passer à travers les mains, puis sur la surface à peindre est expérimentée à l’intérieur du corps-même. L’attrait de la forme, des volumes, de la perfection de toutes les figures géométriques n’est pas toujours suffisant pour pouvoir produire l’image dans la réalité. L’expérience de peindre la forme vient de chaque cellule, la forme doit être comprise dans son existence, dans sa création même et intégrée pour révéler toute sa puissance. Bien sûr je pourrais reproduire, décalquer, imprimer, copier/coller un dodécaèdre ou un triangle mais ne manquerait-il pas une partie de son sens. La conscience œuvre à la reliance et la compréhension des éléments du monde à travers l’art. Le visionnaire, la visionnaire ouvre avec force son chemin personnel à la vue de l’autre dans cette absolue nécessité de vivre l’intensité de pouvoir enfin dire « je sais, je suis, voilà l’étendu du visible, de l’invisible, de l’expérimentable». Chaque humain à cette immense tâche, celle de trouver comment être, lui-même. Le visionnaire passe par un processus complexe d’ouverture à l’autre, il est nu devant tous, devant ceux qui marchent encore masqués. Autoriser la vision, autoriser l’expansion, s’autoriser à enfin avouer que tout est possible. Transmettre sa propre lecture cellulaire, la lecture sans concession, des sentiments, des émotions, du corps, des comportements psychiques et énergétiques. Accepter que chaque élément vient nourrir ou bouleverser ce qui crée la vision : l’ensemble des structures de l’homme, l’âme, la conscience, l’esprit et le corps. Transmettre l’essence de ses pupilles. Sans chercher le sens de la vision on reçoit l’information qui y est lié, une autre forme géométrique, peut-être un peu grise, dorée ou bleu.

Aujourd’hui, dans la nuit du 12 au 13 juin 2021, les sphères et les cubes sont mes principales formes. Je sens bien d’autres volumes à base triangulaire arriver dans mes images peintes. Elles deviendront de plus en plus solides jusqu’à être visibles. De la même manière que la lumière condensée forme la matière. Je ne peux pas reproduire, je ne sais pas le faire, peindre est bien incarner la forme. Sans cette incarnation, cet engagement complet, la vision n’a pas lieu, la peinture est à demi. Il n’y a, pour moi, aucune autre tâche que de comprendre et intégrer les formes primaires, impalpables et presque visibles de la vie. Cette activité n’est pas petite ; elle se développe sous de nombreux aspects, car certaines forme-informations sont des émotions, des souvenirs, des sentiments, des refoulements ou des particules, des plantes, des roches, des montagnes.

Comment alors s’autoriser la vision ? L’expansion de la conscience et la simple volonté de le faire semble être la réponse. La vision se matérialisera lorsque la conscience aura pleinement accepter la grandeur de la situation. On parle ici de découvrir par des mouvements de pensées et concentrations les lois fondamentales de l’univers et donc de la vie. On comprend bien que la conscience doit se préparer à être immense pour intégrer toutes ces informations, ou plutôt accepter d’être immense. Il suffit que je ferme les yeux pour sentir avec vous toutes ces formes, bouger à l’intérieur d’un moi infini.

Peut-on parler d’une vision local? L’idée d’un monde infini peut parfois bloquer, étrangement. Le déploiement des visions plus “locales” sont intéressantes à observer. Regarder la conscience ou la pensée s’orienter vers un domaine. Depuis un point se déplie en une image ou une succession de plans fixes, le corps répond ou construit en envoyant des sensations. Le point de focalisation peut être dans le corps. Le cerveau par exemple. Je m’y oriente par la volonté de ma pensée et son image apparaît, tout simplement, à nouveau accompagnée de sensation. La conscience se déplace dans les différentes zones de l’organe, la perception de l’espace s’en trouve changée

Il apparaît alors que nous pouvons retracer l’origine de vision “spontanée” et en continuer le déploiement. Grâce à ces visions du comportement de notre pensée au quotidien, un contrôle se rend possible dans le développement, à partir du moment ou la forme ou l’événement créé répond à des lois bienveillantes. Par opposition on peut sentir ici que les pensées orientées sur des thématiques de destruction ont un aspect rugueux, brisé, comme une machine dont les engrenages seraient mal montés. La machine boite. Lorsqu’on amène à nouveau la conscience sur une pensée lumineuse comme par exemple un endroit naturel, un plateau recouvert d’une vaste prairie d’herbes hautes en fin de printemps, la brise fait briller l’étendue vert argentée au soleil. À partir de la création de cette image dans l’esprit, et par la volonté d’y introduire l’idée de développement on peut voir apparaitre des formes mouvantes, paisibles et une sensation de calme. Dans cet état de conscience stable, on s’aperçoit que la vision est un organisme vivant. Elle respire. Elle est notre reflet, notre monde, notre intérieur, notre extérieur. La vision, l’image projetée, découvre la structure de construction de ce monde en système optique à base lumineuse. Les images projetées dans notre conscience font structures pour la création de notre quotidien individuel et collectif.

Qu’en est est-il du titre de ces réflexions? Il y avait dans l’impulsion de départ un besoin d’accueillir et d’accepter notre grandeur, individuelle et collective. S’autoriser à voir au-delà du visible. S’autoriser la vision est accepter pleinement nos particularités pour ne pas dire nos différences, nous avons tous des millions de nuances. La majorité des définitions issues de dictionnaire porte en elles une forme d’étroitesse, de jugement. On comprend alors l’inconfort de celui ou celle qui voit au-delà du palpable. On comprend ici comment la conscience collective a pu mettre en marge des esprits brillants tel que Nikola Tesla ou Hilma Af Klint. Chaque être humain agit et travaille à partir de visions, dont la préhension est plus ou moins étendue. Chacun acte à partir de ces images intérieures qui nous guident. La mise en lumière de cet état de fait, l’acceptation par la conscience personnelle puis collective d’un système optique comme base de construction du monde promet de magnifiques journées pour les êtres humains. Chaque jour l’univers grandit et ainsi notre vision avec lui. Prenons juste un instant pour penser.

Merci pour votre présence.

  • Premier ajout le 22 juin 2021.

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Fiction/Non-fiction – Postulat 1

Il y a, à l’intérieur de nous un besoin fondamental ; celui de comprendre où nous sommes.
L’âme, dans le corps, interroge. La composition de notre esprit semble parfois morcelée. L’univers nous paraît distant bien qu’à l’origine, dans nos cellule, une voix plus ou moins discrète, prononce l’immensité comme maison. Un appel vers un infini d’espace et de temps. La conscience en perpétuelle évolution peut ouvrir ou fermer nos yeux sur nos sujets de peur et de désir. La vision est bien chose spirituelle, la vue physique est un accessoire pratique de notre corps. Mais la vue de l’esprit lit et engendre des images et des formes parvenues d’endroits où l’espace et le temps sont illusions. Ces endroits, ces qualités, ces postulats quantiques cherchés se font démontrer par des scientifiques. Les routes pour sortir du temps linéaire sont nombreuses. Lorsque l’on commence à se concentrer sur cette idée une sensation d’expansion nous envahit. Le corps témoigne donc des mouvements de la conscience, de ses endroits de focalisation et de blocage.

La conscience est un territoire. On l’observe. On tente de voir l’origine d’une pensée, l’arrivée d’un souvenir et la chaîne de cause à effet qui l’a propulsée devant notre œil intérieur. On observe encore, pour s’apercevoir qu’il n’y a pas de différence entre l’intérieur et l’extérieur. Le système particulaire, ondulatoire et optique de notre monde est assez vaste pour occuper notre évolution éternellement. En regardant la matière, la lumière transparaît. L’information portée est multiple. À la fois symbolique et purement physique, lorsque la conscience se pose, sur le reflet de l’univers à l’intérieur du corps, son mouvement d’expansion s’intensifie. « Relier » est le travail des arts, de l’apprentissage, de l’éducation dans un sens pure. Relier est notre tâche du moment, pour comprendre comment le monde s’est créé tel qu’il est et ainsi comprendre comment le modifier vers un futur de liberté et d’harmonie.

La lecture de texte philosophique, métaphysique ou spirituelle ne forge pas toujours la connaissance. Ici, l’on comprend bien que c’est l’expérience qui grave l’apprentissage et l’évolution de l’être humain. Le corps, notre outil, notre témoin, notre machine de merveille apporte des réponses que nous devons apprendre à déchiffrer. La contemplation d’une œuvre d’art, la lecture d’un livre, la vue d’un paysage, d’un visage apporte des éléments de réponse. Les sensations engendrées sont aussi réelles qu’une vague d’eau salée ou qu’un camion sur le bord de la route. Les images de l’esprit sont aussi réelles que celles véhiculés par la vue physique. Alors le monde apparaît soudain plus vaste encore. Il apparaît comme la somme des réalités de chacun, ou plutôt une moyenne dans laquelle nous nous déplaçons, à travers l’espace, dans des canaux temporels. Un souvenir d’enfance, le souvenir d’une autre vie, la projection d’un instant futur désiré ; il n’y a là aucune différence. Le déplacement de la conscience bénéficie simplement de canaux dont l’étendue est plus ou moins visible. Je vois le big bang comme un souvenir lointain en direction duquel nos cœurs cherchent. Ce jour de grande lumière, je le vois parfois dans certaines de mes cellules. Mais c’est un autre type de vision, une vision qui englobe tout les sens et qui créé ou rappelle un temps/espace d’union originel.

Chacun questionne ici ou ailleurs la réalité, la véracité des choses. C’est donc ici que je joue une carte créé par mes pensées il y a quelques temps déjà. L’idée de fiction/non-fiction et l’amour de s’y baigner. Oui, il y a une réalité commune, en quelque sorte, mais il est indéniable que le monde intérieur de chaque être est un monde à part entière et ce monde personnel est aussi réelle que la dite réalité commune. On peut voir chaque engendrer un monde, comme on observe les ronds faits par un baigneur dans le lac. Les ondes se propagent et animent les rives, les roches, les algues, les animaux présents, les passants sur le bords, les chevilles d’une enfant les pieds plongés avec délice. Des mondes d’ondes se reproduisent infiniment juste par un mouvement d’épaule du baigneur. Tout se révèle connecter par cette onde.

L’auteur de « fiction » qui écrit un livre, crée un monde plus qu’il invente une histoire. Et ce « petit » monde est relié et influence « la » réalité. Alors, dans quelle direction souhaitons-nous influencer le monde ?

Il apparaît ici l’importance de créé un art « intelligent » dans un sens ou l’art ouvre des portes vers l’avenir, comme les sciences et les spiritualités. Il veut pressentir ou rapprocher les prochains événements, les prochaines étapes de la vie humaine.

Construire l’art en conscience, c’est apporté des éléments d’édification d’un monde plus juste et lumineux. Le développement de la conscience est l’outil primordiale cette construction d’un avenir plus paisible pour tous. L’art revêt, une importance majeur dans l’évolution humaine. Là où l’art est lumineux et témoin d’un futur radieux, alors l’être vivant en société peut projeter ces pensées vers cette avenir et ainsi commencer à édifier pour lui et pour les autres un monde lumineux (j’entends ici toutes formes d’art). En tant qu’artiste il y a un choix de positionnement à faire. C’est sans jugement que c’est idée est exprimée. Chacun a sa place et tous les individus sont égaux. Une chose est certaine : la fascination pour toute forme de destruction est un fléau tout à fait dispensable.

Dans ma sensibilité et mon langage, le positionnement qui se dessine depuis plusieurs années est celui de regarder le monde depuis demain et changer, à l’intérieur, puis à l’extérieur de moi ce qui doit l’être pour développer toujours plus de paix, de joie et d’amour. Mon choix est loin du cynisme. Pour un art réflexif, profond, contemplatif, exprimant les plus belles qualités des âmes, consciences et esprits des humains dans son union naturelle avec l’univers.

Chacun pourra penser que ces mots sont utopiques, réalisables, réalistes ou autres qualificatifs. Chaque lecture, ressenti et interprétation sera aussi valide et réelle l’une que l’autre. À cette endroit on verra naître la nature multidimensionnelle du monde.

La pensée derrière ce concept de fiction/non-fiction est que la conscience créé la réalité. Il n’y a ni fiction, ni réalité, il y a, des événements, en matière, en pensée, en lumière…

Chacun est doué de libre-arbitre. Mes textes sont des réflexions, des moments où j’essaie de structurer mes idées, sans prétention de « vérité absolue ». Les pensées rebondissent. Comme des photons, elles éclairent nos vies. Même une pensée qui semble sombre apporte sa pierre à l’édifice.

L’unité est un élément, une qualité en cours de conquête.

Après ces quelques mots se présente un premier postulat. La fiction n’existant pas, la réalité est beaucoup plus large qu’attendue. Elle englobe toute chose vibratoire dans une profondeur infinie. La pensée comme toute chose est une onde, une vibration.

Postulat 1 :
La réalité est ce que la conscience croit être la réalité.

  • Première modification : 14-6-2021.

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